Les News

HOMMAGE A ALBERT BESSIS 1885-1972

05/10/2017 - Marc Fellous

Kippour a Tunis par Claude Sitbon

03/10/2017 - Marc Fellous

Albert Samama-Chikli

29/09/2017 - Marc Fellous

Base de données du cimetiere du Borgel

25/08/2017 - Marc Fellous

Musée du patrimoine judéo-tunisien,

26/07/2017 - Marc Fellous

LA NECROPOLE JUIVE DE GAMMARTH et Menora

25/07/2017 - Marc Fellous

LA NECROPOLE JUIVE DE GAMMARTH et Menora

25/07/2017 - Marc Fellous

LA NECROPOLE JUIVE DE GAMMARTH

25/07/2017 - Marc Fellous

Galerie
     

Kippour a Tunis par Claude Sitbon

les Tradition des Tuns pour Kippour et Pessah



Kippour a Tunis par Claude Sitbon
LA BIRKAT COHANIM à Tunis
Les sociologues appellent les Juifs très assimilés, les Juifs de Kippour. Un jour, lors d’un colloque, j’avais forgé une expression : j’avais dit que chez les Tunes on les appellerait les Juifs de la Seoudat Ytro - la fête des garçons - et de Roch hodech elbnat -la fête des filles.
Pourquoi cette expression car chez les Tunes on tient énormément à la tradition, aux coutumes c’est ce dernier fil rouge qui les relient au judaïsme...
Ainsi à Pessah, à un moment de leur histoire, les Tunes ont été obligés de
manger du riz et bien ils ont fait de cette coutume une loi. Les rabbins leur disaient : el minhag yerlebe el dine qui veut dire la coutume a force de loi.
Une fois que vous savez cela, vous comprendrez que pour les Tunes qui ont célébré Kippour à Tunis, en Tunisie, le moment le plus fort était, au moment de la neila, la birkaat cohanim sous le taleth familial.
On se retrouvait tous, avec nos beaux habits, sentant la main paternelle, se retrouvant des fois après s’être bagarrés, frères et soeurs, dans une magie unique d’émotion, de sérénité et d’un bonheur tel qu’il représente notre madeleine, notre paradis perdu. La Méditerranée traversée, cette coutume continua à être conservée avec un rare bonheur jusqu’au moment où la communauté juive française devint plus orthodoxe et ils décidèrent pour les Tunes que c’était la loi qui primait.
Et c’est un combat dans certaines synagogues qui verra, hélas, la disparition de ce moment d’éternité, dilemme véritable.
Dans Regards sur les Juifs de Tunisie, paru chez Albin Michel, que j’ai écrit
avec Robert Attal, à la page 20, nous avons publié une photo datant de 1955, montrant sur le parvis de la Grande synagogue de Tunis, la birkat cohanim illustrant la réalité juive en Tunisie. On est en droit de se demander si tous les grands rabbins et sages de Tunisie ont laissé perpétuer cette belle coutume, n’est-ce pas insulter leurs mémoires que de supprimer ce fil tenu, qui pour de très nombreux Tunes est le dernier lien avec la communauté.
C’est une grande responsabilité qu’ont pris certains rabbins en oubliant que le minhag, la coutume, a force de loi tout au long de l’histoire. Je vous dis, que moi, à ce jour, à Tunis, Sarcelles, Jérusalem, Herzlia je conserve cette belle coutume.
Claude Sitbon

Mardi 3 Octobre 2017
Lu 52 fois