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L'ancien cimetière israélite de Tunis (dit du « Passage ») : son expropriation en 1958 et le transfert des tombes au Borgel

le transfert des tombes au Borgel
Interview du Rabbin Claude Azoulay



L'ancien cimetière israélite de Tunis (dit du « Passage ») : son expropriation en 1958  et le transfert des tombes  au Borgel
L'ancien cimetière israélite de Tunis (dit du « Passage ») : son expropriation en 1958 et le transfert des tombes au Borgel
Interview du Rabbin Claude Azoulay figure 0
le 16 juin 2019 (par Albert Maarek et Marc Fellous)
PS cette interview représente les souvenirs d’un évènement d’il y a plus de 60ans. Ils ne présentent donc pas obligatoirement une description historique absolue.
Le transfert des sépultures du cimetière de l’Avenue de Londres au Borgel : témoignage du Rabbin Claude Azoulay de la synagogue Mich Kenot Yacoov de Belleville qui a assisté à ces transferts en 1958(il avait alors14 ans et était élève de la Yeshiva Beth Shalom de Tunis)

Ce transfert a eu lieu en 1958 soit 2 ans après l’indépendance de la Tunisie
Le nombre de sépultures inhumées au « Passage »(avenue de Londres) était de l’ordre de plusieurs milliers
Cette opération de transfert sa duré au moins 6 mois : durant les périodes avant et après « Pessah » jusqu’a l’été 1958 au rythme d’un transfert par jour, principalement le lundi et le jeudi

A l’époque le communauté était dirigée par son président Maître Charles Haddad
La grand majorité des rabbins aurait été transferée, selon une cérémonie spéciale ,en présence de rabbins de Tunisie y compris de ceux de Djerba, mais protégée sous une bache à l’abri des regards extérieurs .(Figure 1)

Figure 1
Les os repérés, étaient prélevés et déposés dans un sac puis dans de petites boites avec le nom sur chacune d’elles , correspondant à celui de leur tombe.
Selon la « Halakha » les marbres des sépultures du « Passage » n’étaient pas transférés au Borgel
Des étudiants de le « Yeshiva » et les rabbins lisaient des « teilim »en accompagnant la procession des sépultures (figure 1)
Parmi les rabbins transferés :
Rabbins du 17eme siècle et d’autres du 18eme siècle voici leurs noms :
R Hai Taieb Lo Met, R Ichoua Bessis, R Itshak Taieb, R Nathan Borgel, R Abraham Cohen, R Itshak Cohen Maghdoura, R Baba Cohen, R Eliahou Gabison, et les trois tombes citées ci-dessus qui se trouvaient à cet emplacement avant le transfert des Rabbins. Ce sont : Giuseppe Yosseph Lumbroso, Louna Lumbroso et à gauche de R Hai Taieb, Ellia Médina.
A noter également R Itshak Cohen Maghdoura dont l’histoire relate qu’il serait né dans la tombe de sa mère morte étouffée.

Pour Hai Taieb , son transfert a eu lieu le 19 kislev date inscrite sur la sépulture au Borgel

Pour chaque transfert , la cérémonie consistait en une longue procession en présence d’une grande assistance silencieuse mais effrayée , selon les traditions , par le risque d’une catastrophe d’origine divine .( Figure 1)Mais tout cela s’est déroulé sans mouvement de panique mais toujours dans la crainte de réveiller les morts.
Tous ces rabbins reposent maintenant dans le Carré des Rabbin au Borgel (figure 2)




carré des rabbins au Borgel Figure 2
Pour les sépultures des familles , les opérations se déroulaient d’une manière moins protocolaire et à ciel ouvert.
Certaines sépultures furent transférées directement en Israël à la demande des familles.
Une femme dont sa sépulture au « Passage » se trouvait proche de la de Rue Saline, était très bien conservé, peau, cheveux …par le sel de la mer qui arrivait jusqu’au cimetière il y bien longtemps !
Les frais de ces transferts auraientété pris en charge par le gouvernement tunisien ( ?)
Il ne semble pas que des sépultures aient été rassemblées dans une fosse commune mais replacées dans de nouvelles sépultures individuelles au Borgel.
Cependant toutes les sepultures n’ont pas toutes etaient tranferées au cimetiere du Borgel. Pour cette raison la population juive de l’epoque se refuser de traversé cet emplacement transformé en parc municipal .(Figure 3)




Figure 3










Voilà ce qu’ecrivait Avraham Attal sur le sujet :
« En juin 1958, après des efforts vains de la part du grand rabbin et de la communauté, et le refus de transférer les corps des défunts vers Israel de la part des autorités, on commença à exhumer les corps. Les corps de quelques rabbanims furent transférés vers le nouveau cimetière. Les milliers de tombes restantes demeurèrent sur le site et recouvertes par un grand jardin public. Tout ceci sans aucune indemnité pour la communauté Juive. »










Lire les information des jounaux de l’epoque du 22/11/1958 (Figure 4)


Fi-4


Mercredi 31 Juillet 2019
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