Les News

Galerie
     

Les juifs italiens de Tunisie pendant le fascisme(42-43)

Martino Oppizi
Discours du 27 novembre 2017
Sur les Juifs Livournais en Tunisie
Martino Oppizi
Discours du 27 novembre 2017
Martino Oppizi
Discours de these du 27 novembre 2017 par Dr Oppizi Martino



Discour de la these a Université Paris 8

Martino Oppizi
Discours du 27 novembre 2017
Sur les Juifs Livournais en Tunisie

Mme la Présidente, mesdames et messieurs les membres du jury,

Je tiens tout d’abord à vous remercier de l’intérêt que vous avez bien voulu porter à mon travail, en prenant part à cette journée et en me permettant de soutenir cette thèse de doctorat devant vous. Ma gratitude va en particulier à ma directrice de thèse, Mme Marie-Anne Matard-Bonucci, et à mon codirecteur, M Nicola Labanca, qui ont toujours soutenu mes efforts. Je suis également reconnaissant aux institutions qui ont appuyé ce projet : en premier lieu mon laboratoire de recherche, mais aussi l’Université Franco-Italienne, la Fondation pour la Mémoire de Shoah et, surtout, l’Ecole française de Rome.
Je tiens aussi à saluer tous ceux qui m’ont fait l’amitié de venir assister à cette soutenance. En particulier ma famille, mes amis et mes collègues, dont certains viennent de loin. Ma gratitude va également à des personnes qui viennent d’encore plus loin : c’est-à-dire les témoins directs de l’époque que j’ai traitée, qui ont partagé avec moi les souvenirs de leurs vies. C’est à eux que ce travail est dédié.

Ma présentation va se dérouler en trois étapes. Tout d’abord, je souhaiterais revenir sur la façon dont je me suis engagée dans cette recherche et sur les objectifs que je me suis proposé d’atteindre. Ensuite, je m’arrêterai sur les points clés de ce travail, sur les perspectives méthodologiques et sur les sources utilisées. En guise de conclusion, je terminerai par quelques pistes de recherche qui restent ouvertes et que je souhaite partager avec vous.

Génèse du sujet – Objectifs
Cette recherche constitue l’aboutissement de mon parcours de chercheur, mais sans se placer en filiation directe avec mon mémoire de Master 2, pensé et développé pendant mon séjour Erasmus à Lyon, qui avait étudié la représentation du fascisme dans la presse lyonnaise pendant l’entre-deux-guerres. De cette expérience j’avais retenu deux pistes de réflexion :
- D’abord, la dialectique complexe entre un phénomène historique, sa perception par les contemporains et sa réception dans un contexte politiquement éloigné.
- Ensuite, grâce aussi aux cours suivis à l’Université Lumière, j’avais pris conscience du lien indissoluble entre histoire et sciences sociales.

C’est à partir de cette base que je me suis décidé à poursuivre mon parcours académique en France, tout en gardant un lien solide avec l’Italie. Le rencontre avec ma directrice de thèse a été décisif pour préciser l’objet de recherche et pour me focaliser sur le contexte du judaïsme tunisien.
Ce sujet se déroulait sur une période que j’avais déjà sillonnée : l’histoire de l’entre-deux-guerres et de ce morceau de XXe siècle qui a été appelé par Eric J. Hobsbawn « l’époque de la catastrophe ». En revanche, il s’aventurait sur des terrains pour moi inexplorés, comme l’histoire de la Tunisie et des Juifs en Afrique du Nord.
Malgré cela, je suis resté fasciné dès le début par la richesse du sujet, par la complexité des enjeux soulevés, par l’actualité de certaines questions. L’angle d’observation était très prometteur et captivant. Le fait d’étudier une histoire cachée, mise à l’écart par des événements majeurs, ajoutait un élément de charme que, je l’avoue, a eu beaucoup d’influence sur mon choix. Le déroulement de ma recherche a confirmé mes impressions initiales.

Au début de ma thèse je me proposais de traiter l’histoire des Juifs italiens de Tunisie, appelés aussi Livournais ou Grana, sous l’angle quasiment exclusif de l’histoire politique. Il s’agissait de questionner les réactions face au fascisme, mais aussi les stratégies de domination des émigrés italiens par le régime dans un contexte - la Tunisie - particulièrement sensible, car devenu une des cibles privilégiées de la diplomatie impérialiste de Mussolini.

Pourtant, je me suis rendu compte vite que des opérations préalables s’imposaient, pour mieux définir l’objet d’étude lui-même : la communauté livournaise. Il fallait expliquer et problématiser les concepts de communauté, d’élite, d’identité, où la dimension réelle et cella fantasmée se mélangeaient, se superposaient. Cela m’obligeait à me poser des questions :
Comment se construit une communauté minoritaire ?
Comment elle arrive à trouver sa place légitime au sein d’une société ?
Pourquoi parler d’une « communauté juive italienne de Tunisie », dès lors que ses membres se proclamaient, tout d’abord, comme des Italiens, et même les autorités françaises classifiaient les Livournais comme Italiens et non comme Juifs ?
Et s’il y avait bien une communauté, quel était son noyau, sur quoi se fondait le sens d’appartenance ?
Ses membres composaient-ils une élite ? par rapport à qui ? Quelles étaient les bases matérielles et symboliques de ce statut d’élite ?

Cette prise de conscience a laissé sa trace dans l’architecture de ma thèse, qui s’articule en deux macro-parties : d’abord, une étude de la communauté livournaise de type quasiment sociologique, même si la dimension diachronique n’est jamais laissée à côté, et ensuite une partie « brutalement » chronologique, quasiment événementielle, qui se focalise sur le plan politique, mais tout en dialoguant avec les niveaux plus profonds et à rythme lent, pour utiliser une expression de Fernand Braudel.

Problématiques et points clés de ce travail - résultats
Expliquer la morphologie sociale, économique et culturelle de la communauté livournaise se préfigurait, donc, comme une étape incontournable. Le fil conducteur de mon analyse a été la conception « élastique » de la notion de communauté, influencée par les réflexions de Benedict Anderson et son concept de communauté imaginaire. Les Juifs italiens de Tunisie avaient des institutions spécifiques : de rabbins, une synagogue, un président de la communauté avec le tampon officiel. Mais ce n’était pas là la véritable force de la communauté, dont le pouvoir s’exerçait de façon plus cachée, comme un champ de force, pour utiliser une formulation de Rémi Astruc. Un élément invisible, qui relevait parfois de l’imaginaire, mais toujours présent, capable de structurer un sentiment d’appartenance profond et de conditionner la vie quotidienne, matérielle, en créant un « habitus » social (Pierre Bourdieu). Ce sentiment poussait, par exemple, à adopter un certain comportement public, à fréquenter certaines personnes et pas d’autres, à habiter dans certains quartiers de la ville, à privilégier certains candidats pour le mariage, etc.
Ensuite, en partant de cette base, j’ai cherché à mettre en lumière les caractères spécifiques de la communauté juive italienne de Tunisie, dans la première moitié du XXe siècle.
- D’abord sa structure démographique et sa localisation géographique
- En suite, son profil socioprofessionnel
- Son rapport avec la religion, la culture et le patriotisme
- Et finalement sa place au sein de la population italienne, où les Juifs livournais formaient une sorte de « communauté dans la communauté » et se présentaient souvent comme le fer de lance de la classe dirigeante, celle qui avait fondé l’architecture associative des Italiens de Tunisie. La recherche a confirmé, bien qu’avec des nuances, le statut d’ « élite » des Grana, qui s’appuyait encore une fois sur un mélange de réalité et imaginaire public.

Après une investigation interne de la communauté, j’ai voulu valoriser la dimension relationnelle des Juifs livournais, afin aussi d’éviter un discours auto-référentiel et une perspective un peu « nombriliste ». Les Livournais entretenaient un vaste réseau de contacts avec les autres populations de la Régence : les autres Italiens d’abord, mais aussi les Français, les Juifs tunisiens et la population musulmane. Je me suis donc employé à éclaircir ce vaste « monde de contact », fait de brassages et influences réciproques : un monde très souvent minimisé par les autorités officielles mais aussi, parfois, par ses protagonistes eux-mêmes. La recherche a voulu donc revisiter certaines narrations publiques et dissiper le mythe d’une communauté repliée sur elle-même :
- par exemple, l’endogamie des Grana → le mariage entre Juifs livournais et Juifs tunisiens était une pratique beaucoup plus répandue de ce qu’on pensait.
- ou encore, la résistance à la naturalisation française → l’analyse des dossiers de naturalisation a montré un flux important de naturalisations, même avant le tournant antisémite du régime fasciste.
De cette manière, je me suis proposé de restituer le double visage des Juifs italiens de Tunisie. D’un côté, fer de lance de la communauté italienne, bastion d’italianité. De l’autre, population avec une forte vocation cosmopolite, et qui exerça pendant de siècles une fonction de médiateur entre de mondes différents.

Une fois achevée cette analyse, j’ai pu aborder le sujet central de ma recherche : le rapport entre les Juifs italiens de Tunisie et le fascisme depuis les années 1920 jusqu’à la Seconde guerre mondiale.

Un rapport qui s’est avéré très complexe et articulé, et qu’allait au-delà d’une dichotomie victime/oppresseur. Et cela pour une précise raison historique : lors de son arrivée en Tunisie, le fascisme se trouva face à une communauté d’émigrés bien organisée, avec des institutions, des centres de pouvoir, des dynamiques internes, des contradictions. Avec, surtout, une classe de notables très consciente de son rôle dirigeant et soucieuse de préserver les anciens équilibres de pouvoir. De plus, hors de l’Italie, le pouvoir fasciste ne pouvait s’exercer que de façon indirecte et donc la collaboration d’une partie de la communauté italienne était, sinon nécessaire, au moins souhaitée.
C’est dans cette logique que mes axes de réflexion ont été structurés :
- D’abord, je me suis attaché à éclaircir les politiques d’exclusion ou de collaboration qui furent appliquées par les autorités fascistes vis-à-vis des Livournais.
- Ensuite, les stratégies, individuelles aussi bien que collectives, adoptées par les Juifs italiens de Tunisie face au nouveau régime.
- finalement, le poids des lois antisémites de 1938 dans le contexte tunisien, et la position adoptée par le consulat italien.

L’objectif général a été de reconstruire un parcours historique sans céder à la tentation téléologique. Il est vrai que – dans une perspective unitaire – le fascisme obligea les Livournais à renégocier leur pouvoir au sein des institutions, pour arriver à une exclusion lors du tournant antisémite de 1938. Mais il est vrai également qu’avant cette date se développa une dialectique à double sens entre le nouveau régime et les Livournais. L’enjeu a été donc de restituer la complexe stratégie de domination du fascisme, mêlant répression et cooptation : une politique du consensus assez pragmatique, qui permit aux Livournais d’adopter un large éventail de comportements.
D’où la volonté de valoriser la pluralité des acteurs, des intérêts, des positions prises par les Livournais : l’antifascisme militant, l’opposition silencieuse, mais aussi l’adhésion au nouveau régime. La narration chronologique que j’ai choisie vise justement à faire émerger ce microcosme de passions, idéaux et intérêts personnels et à mieux saisir les responsabilités des uns et des autres.

Un espace important a été dédié à l’impact des lois raciales de 1938, et cela en raison d’un phénomène particulier. En effet, bien que le tournant antisémite du régime ait laissé une trace profonde dans la mémoire des témoins, aucune enquête historiographique n’a jamais sondé la question dans le détail. Ma recherche s’est proposée de briser ce silence, pour analyser les aspects les plus cachés, et parfois sombres :
- l’épuration réalisée dans l’ensembles des institutions italiennes de Tunisie
- la diffusion par les journaux italien d’une propagande antijuive virulente ; la réception de cette propagande par la population italienne
- le comportement, parfois ambigu, des autres acteurs de la société tunisienne face à l’offensive antisémite.
Les résultats m’ont permis de dévoiler les lourdes responsabilités du consul italien de l’époque, qui cependant a été souvent présenté comme un protecteur des Juifs italiens. J’ai pu comprendre aussi les effets néfastes d’une persécution « à basse intensité » (pour utiliser une expression de Simon Levi Sullam), motivée plus par le conformisme du fonctionnaire que par le fanatisme idéologique.
C’est dans cette perspective que j’ai évalué la période de guerre, sans doute la plus complexe car, entre 1940 et 1943, les Juifs italiens de Tunisie se retrouvèrent au carrefour de trois politiques antisémites, parfois en compétition entre elles : celle du régime fasciste, celle du régime de Vichy et celle, entre 1942 et 1943, développée par les allemands. Là aussi, l’enjeu a été contextualiser la protection accordée par le consulat italien à l’intérieur d’une politique plus global, et qui n’était pas du tout bénévole vis-à-vis des Juifs.

On le voit, mon projet de thèse a eu l’ambition de contribuer à la connaissance d’un grand nombre de questions. Cela a affecté mes choix méthodologiques.

Méthode, perspective
Étant donnée la complexité de l’objet d’étude, j’ai voulu éviter les réductionnismes et les grilles de lectures monolithiques, en privilégiant des approches plurielles et en mélangeant souvent méthode qualitative et quantitative.
Lors de la reconstruction du profil de la communauté juive livournaise, par exemple, j’ai privilégié une approche quantitative. Cela pour restituer une vision d’ensemble, et donner au phénomène une intelligibilité générale en le rendant susceptible d’une comparaison avec d’autre réalités sociales : en Tunisie, mais aussi dans le bassin de la Méditerranée.
Pour l’analyse du quotidien, au contraire, j’ai valorisé une approche qualitative aux sources, et donné plus d’espace aux points de vue des acteurs impliqués. Une contribution sans doute très subjective, qui m’a aidé à illustrer plutôt qu’à démontrer, mais qui a ajouté une dimension humaine incontournable.

A bien regarder, le fil conducteur de ma recherche n’a pas été une méthodologie spécifique, mais plutôt un point d’observation. C’est-à-dire la perspective du bas, presque à ras-au-sol. L’objectif a été de valoriser le contexte périphérique et de refuser une narration eurocentrée, qui voyait les puissances colonisatrices comme le moteur de toute initiative. J’ai choisi au contraire de renverser cette hiérarchie centre-périphérie, en reconnaissant la centralité des micro-contextes locaux.
- Cela a impliqué, en premier lieu, une valorisation des acteurs locaux et de leurs initiatives, qui arrivaient souvent à conditionner les politiques imposées par le centre (ex : des consuls).
- En second lieu, cette perspective a permis de remettre en question l’image d’une fascisation imposée par Rome à une population passive. En particulier dans les premières phases du régime, ce fut une partie de la population italienne de Tunisie à se faire promoteur du fascisme, parfois contre les autorités italiennes officielles, qui gardaient une attitude plus prudente.

Sources et archives
En partant de ces prémisses, le présent travail a accordé une grande importance à l’étude de terrain, en consultant un corpus de sources très diversifiées et souvent inédites, en France aussi bien qu’en Italie et en Tunisie.

J’ai - bien sûr - utilisé largement les sources diplomatiques, comme les rapports envoyés par la Résidence française à Paris, ou comme les rapports envoyés à Rome par le consul italien de Tunisie. Mais je me suis efforcé de multiplier les points de vue, en explorant de fonds moins liés aux autorités politiques, comme les documents de l’Alliance Israélite universelle, ou le matériel conservé au Centro di Documentazione Ebraica Contemporanea (CDEC) de Milan, où j’ai pu discuter mes idées avec ses directeurs M Gadi Luzzatto Voghera, et M Michele Sarfatti. Essentielle, pour échapper à la perspective des archives de la répression, a été la consultation de la presse antifasciste et des documents produits par les loges maçonniques clandestines.
Il m’a fallu parfois bricoler avec les sources à disposition, afin de contourner les vides et les lacunes des sources officielles :
- la base de données sur les Juifs italiens de Tunisie a été reconstruite à travers les almanachs de l’époque.
- l’épuration antisémite, quasiment absente dans les rapports consulaires, a été précisée grâce aux fonds de l’Archive des écoles italiennes à l’étranger, aux archives de la société Dante Alighieri, et à la base de données des Juifs italiens discriminés conservée à l’Archivio Centrale dello Stato.
J’ai attribué une importance particulière à la comparaison des sources françaises et italiennes. D’abord pour avoir une vision plus complète des événements. Mais également pour intégrer de façon cohérente des informations parfois en conflit entre elles.
En accord avec mes prémisses méthodologiques (de valorisation des acteurs locaux), j’ai donné beaucoup d’espace aux sources mémorielles, aussi bien écrites qu’orales. Cela pour saisir le coté humain de l’histoire, mais aussi pour accéder à des éléments autrement inaccessibles, comme les autoreprésentations, la vie quotidienne, la famille, les valeurs. Je me suis rendu compte très vite que la communauté dont je m’occupais ce n’était pas MA communauté : il m’a fallu donc être un peu accompagné à la compréhension de certains particuliers, certains enjeux que n’étaient pas immédiatement compréhensible de l’extérieur. J’ai donc accepté le jeu de la « participation », mais sans jamais renoncer à la distance critique face à mon sujet, persuadé qu’un des paris de ce travail était donner un point de vue nouveau, externe, sur l’histoire des Juifs italiens de Tunisie.

Limites
Avant de conclure ma présentation, je crois qu’il n’est pas inutile d’exposer les limites de mon travail.
Sur le plan formel, il m’a manqué les quelques jours de travail supplémentaires qui m’auraient permis de nettoyer de coquilles, de soigner mieux la présentation des annexes ou d’ajouter un index des noms.
En ce qui concerne la bibliographie, j’avoue que le sujet touchait tellement d’enjeux qu’il m’a fallu faire une sélection parfois ardue : je n’ai pas pu connaitre plusieurs ouvrages qui, peut-être, m’auraient aidé à argumentaire mes idées ou à utiliser certaines notions théoriques de façon plus précise.
La recherche d’archive elle aussi a dû affronter quelques vides, même si dans ce cas mes responsabilités ont été moins directes. Les fonds des archives de la communauté israélite tunisienne, par exemple, n’ont pas été consultés car encore en phase d’aménagement. Les registres consulaires de la communauté italienne de Tunisie, source incontournable pour une étude quantitative exhaustive à la Fleury-Henry, ne sont pas encore accessibles au public. Finalement, le manque de temps ne m’a pas permis une vérification empirique des réseaux de contacts des Juifs livournais à l’échelle méditerranéenne.

Ouverture
Mais j’aimerais insister sur le fait que ces limites ont constitué, d’une certaine façon, autant d’encouragements à de nouvelles enquêtes. Ces années de recherches ont été pour moi une occasion importante d’épanouissement intellectuel. J’ai pu explorer des terrains nouveaux et fascinants et comprendre l’actualité de certaines des questions rencontrées : les migrations, la Méditerranée comme espace de rencontre et de conflit, les enjeux identitaires.
Et si aujourd’hui j’espère avoir modestement contribué à une meilleure compréhension de l’histoire des Grana de Tunisie, dans l’avenir j’aimerais creuser mieux certains phénomènes dont l’histoire reste encore à écrire.
- d’abord, le destin des Juifs italiens de Tunisie après la Seconde guerre mondiale, et le processus de dispersion entre Europe, Amérique et Israël .
- ensuite, la question de l’émigration des Italiens en Afrique du Nord hors de l’empire colonial italien, dans une perspective comparative et complémentaire par rapport aux études sur la Libye.
C’est dans ces directions, que j’espère poursuivre mon parcours de chercheur.

Jeudi 28 Décembre 2017
Lu 295 fois